J.-B. Dumas, Discours, I, o
4. Voyez Bexce Joxes, The life and letters of Faraday. London, 2" édit-, 1870, I, p. 436.
est fondé sur la foi à l'exemple du Christ. » « Cette foi, ajoute Tyndall, n'a jamais varié i. »
« Il fut ancien de son Église, nous dit E. Naville, et ne renonça à la prédication qu'au moment où il dut abandonner l'enseignement scientifique ". »
L'idée dominante de son effort scientifique fut qu'il n'y a, « dans l'univers, qu'une seule force obéissant à une seule volonté », Dieu ^ et qu'il faut donc en chercher le reflet dans l'harmonie des phénomènes. Mais sa foi de Sandémanien lui dictait une séparation pratique entre la science et h religion. Ce n'est pas par le raisonnement, croyait-il, mais par une communion directe, que l'homme doit atteindre Dieu. Aussi, « bien que les œuvres naturelles de Dieu ne puissent jamais en aucune façon entrer en conflit avec les réalités plus hautes qui regardent notre vie à venir, et doivent, comme tout ce qui le concerne, tourner toujours à sa gloire », il est inutile cependant de relier l'étude des choses naturelles à celles de la rehgion '\
En conséquence, dans son enseignement pubhc, il restait enfermé dans le domaine de la science posi-
i. Dictionn. of National Bioqraphy, XVIII, 201.
2. Pkysiq. mod., 184. P. -A. Gap. [Faraday. Etude biographique. Paris, Baillère, 1868, p. 26) nous dit de son côté: «Lasecte des Sandémaniens dont il faisait partie, est peu nombreuse : elle compto. à peine deux mille adhérents. [1 y était attaché par une conviction profonde qui ne se démentit jamais, et il se livrait souvent, parmi ses coreligionnaires, à la prédication avec un véritable succès. »