‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 12 sur 176 · A. DE Ponlevoy, ouvr. cité · texte numérisé non relu

A. DE Ponlevoy, ouvr. cité

son nom et son œuvre sont encore dans toutes les mémoires, et personne n'ignore qu'il passait pour « le prince des géomètres « de notre temps, ou même pour « le cerveau consultant de la science humaine ^ ». Comme presque tous les génies, il fut précoce : encore écolier, il manifestait déjà « le don génial d'apercevoir intuitivement, avec le détail particulier de chaque question, l'idée générale dont elle procède et la place qu'elle occupe dans l'ensemble. Il avait aussi cette simpKcité, cette horreur de l'effet, ce bon sens lorrain... qu'il a conservés toute sa vie " ».

On regarde comme son chef-d'œuvre la découverte des « fonctions fuchsiennes », qu'il fit à vingtquatre ans. Mais que d'autres chefs-d'œuvre ont suivi ! Et non pas seulement en mathématiques : « Géodésie, cosmogonie, astronomie, philosophie des sciences, il a tout embrassé, tout pénétré, tout approfondi. Son œuvre en mécanique céleste suffirait à sa gloire ^. » « C'est, en effet, une œuvre d'une importance capitale, qui fait de l'auteur, dans cette partie de la science, le Laplace du xx® siècle *. »

Esprit robuste et pénétrant, également apte aux subtiles analyses et aux fortes synthèses, il a ouvert, sur tous les domaines de la science, des horizons

1 . Cette dernière expression est de Paul Paixlevé, Discours aux funérailles, dans Annuaire du Bureau des Longitudes pour 191 3^ Notice D, p. 10.

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