‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 127 sur 176 · G. Lemoine, Revue des Questions scientifiques, L, p · texte numérisé non relu

G. Lemoine, Revue des Questions scientifiques, L, p

3. En 1803, dans son grand ouvrage {Essai de statique chimique. Paris, Didot, 1803, II, p. 482), il pressent et affirme, contrairement à l'opinion quasi unanime des chimistes, que « les produits delà végétation sont composés des mêmes substances », quoique plus compliquées, que celles dont s'occupe la chimie minérale. Guvier expose les découvertes de Berlhollet dans ses Eloges, III, pp. 179-230. Voyez surtout pp. 213-215.

4. Voyez Pariset, Histoire des membres de l'Académie royale de Médecine. Paris, Baillère, 1845, p. 206 sq.

tels motifs, paraît bien impliquer la croyance à un juge et à une survie, mais un doute persiste et nous classerons Berthollet parmi ceux dont les croyances nous sont inconnues.

D'autres enfin, par leurs découvertes et leurs innombrables analyses, ont frayé la voie à Berzélius. Ce sont, parmi les plus grands, Vauquelin et Davy.

Humphry Davy (1778-1829), nous est déjà connu: nous l'avons signalé parmi les précurseurs de la ihermo dynamique ; mais il a marqué son passage dans toutes les branches de la physique et de la chimie. Il a été à la fois un grand expérimentateur et un apôtre entraînant des idées scientifiques déjà dans l'air, en même temps qu'un excitîfteur, un créateur d'idées nouvelles. Il a beaucoup contribué au succès de l'électrochimie ; il a découvert les effets produits sur l'organisme par le protoxyde d'azote ou « gaz hilarant » ; il a prévu l'anesthésie ^ et préparé en quelque sorte la photographie. Mais son chef-d'œuvre fut la découverte des métaux alcalins, « une des plus grandes de la chimJe, comparable à celles de l'oxygène, du chlore et du cyanogène ^ » ; et ses recherches sur le potassium et le sodium « devinrent le point de mire de l'intérêt

1. « Le protoxyde d'azote paraissant jouir, entre autres propriétés, de celle de détruire la douleur physique, on pourrait probablement l'employer avec avantage dans les opérations de chirurgie qui ne s'accompagnent pas d'une grande effusion de sang » (HuiiPHUY Davy, Researches chemical and philosophical chiefly concerning Nitrous o-ride. London, Johnson, 1800, p. 006).

Page 1