‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 133 sur 176 · Dans Rev. Quest. scient-, L., p · texte numérisé non relu

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vait plus besoin que d'ouvriers'. •> « Il a enrichi la chimie, dit un chimiste allemand, par des méthodes de recherches admirables et encore aujourd'hui utiHsées, il l'a engagée dans de nouvelles voies de progrès qu'on ne quitte plus. Il est resté, pendant plus de trente ans, l'éminent représentant de cette science de l'Ecole française ^ » « La grandeur des découvertes, le don des idées générales et des vues personnelles, le goût et la recheiche des applications utiles de la science, tout un ensemble enfin de qualités maîtresses motive le rapprochement... que l'histoire ratifiera, du nom de Dumas et de celui de Lavoisier '. »

Ce grand savant fut un ferme croyant. Son culte pour la science ne fut pas une superstition. Il en savait la noblesse, il en savait les triomphes pour y avoir contribué ; mais il en savait les limites.

1 . Pasteur, Réponse au discours de réception de Joseph Bertrand à l'Académie française, dans Bertrand, Eloges, pp. 27 sq.

Laurent développa la théorie des substitutions, mais « aujourd'hui, disait WuRTz (Disc, prélim., p. xxxiii), après plus de trente ans écoulés,... appréciateurs désintéressés et impartiaux, nous pouvons dire que la première idée des substitutions lui appartient (à Dumas) tout entière, et qui pourrait méconnaître, en pareil cas, la puissance de l'idée mère, de la pensée créatrice, delà première ébauche ». Comme ses théories, ses recherches pratiques, elles aussi, furent fécondes : « Les corps qu'il a découverts ne sont pas des êtres isolés, ce sont des chefs de famille, des représentants de propriétés générales » (Lemoine, art. cité, p. 87). C'est ainsi qu'il fonde la famille des alcools, des amides, etc.

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