‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 146 sur 176 · J.-B. DuiiAs, C. R. Acad. Se, XCV (1882, ii · texte numérisé non relu

J.-B. DuiiAs, C. R. Acad. Se, XCV (1882, ii

Louis-Jacques, baron Thénard (1777-1857) se place «au premier rang des chimistes i )\ Il partage avec Gay-Lussac l'honneur d'avoir indiqué le principe de l'analyse des matières organiques ^ Son nom évoque surtout aujourd'hui le souvenir de ses deux inventions les plus populaires ; l'eau oxygénée et le bleu d'outre-mer, qu'on appelle le bleu Thénard. Celle de l'eau oxygénée peut passer pour le a chef-d'œuvre » de sa brillante carrière. Elle « est, par ses conséquences, une des plus importantes de la chimie ; elle présentait en outre des difficultés considérables -' ».

L'activité de Thénard était prodigieuse. Pendant plus de cinquante ans, ce fut, à l'Académie des Sciences, une succession ininterrompue de communications qui servirent de base à de multiples progrès pour la science, les arts et l'industrie.

Il fut en même temps un admirable professeur '*. L'afïecticn et l'enthousiasme de ses élèves atteignirent un degré rare. Borzélius lui-même, alors en pleine possession de sa gloire, vint de Stockholm pour le voir et assister à son cours, et il s'écriait ; « Il y a vingt ans que je professe la chimie, je viens d'apprendre comment on doit l'enseigner ^ Je m'étais

i. Frémy, Encyclop. chim.., I, p. 69.

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