‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 147 sur 176 · Voyez Dcmas, Discours et Eloges, II, p · texte numérisé non relu

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bien promis, disait-il à Thénard lui-même, de vérifier très secrètement si tout ce que la renommée m'avait appris de votre talent de professeur était exact ; je le trouve supérieur à votre renommée i. » Il pouvait dire avec fierté : « J'ai eu 40.000 élèves. » Le compte a été fait".

Ses livres prolongeaient son enseignement. « Son Traité élémentaire de chimie théorique et pratique^ dont la première édixion date de 1813 et la sixième et dernière de 1836, a régné seul dans les écoles pendant plus de vingt-cinq ans. On peut dire, avec Flourens, que « presque toute l'Europe a appris de M. Thénard la chimie ^ ».

Thénard était fils de pauvres laboureurs. Charles X le fit baron ; Louis- Philippe, pair de France ; dans sa vieillesse, il fut « mieux encore qu'un chancelier de l'Université, un maréchal de science. Il était tout-puissant * )\ tous les honneurs, toutes les plus nobles charges vinrent à lui. Il fut toujours modeste. Lors de sa nomination à l'Académie, sa première pensée fut pour sa mère : « Dès que je fus bien sûr, dit il, que je pouvais y croire, je fis mon paquet et je paitis pour la Louptière (son village). Quelle joie j'allais causer à ma mèie ! Pour comble de bonheur, j'avais dans mon bagage un hvre qu'elle m'avait demandé, V hnitation de

i. Cf. Mangin, pp. 408 sq.

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