Cité par L'Ami du Clergé, 22 septembre 1910, pp. 839 sq
trente années de Giessen, a dépassé tout ce qu'on connaissait jusqu'alors et on n'en a plus revu de semblable. On n'exagère pas quand on prétend que, pendant ce temps, Liebig a fourni des professeurs de chimie au monde civilisé tout entier. » Mais, « l'importance de Liebig comme savant fut une condition essentielle de son succès extraordinaire comme professeur ^ ». Ce fut « le plus grand chimiste de l'Allemagne », au dire de Moleschott '\ Ce qu'on ne peut nier, c'est qu'il « a exercé une grande influence sur le progrès de la chimie^ », et notamment qu'il doit être considéré comme « un des principaux fondateurs de la chimie organique * ». Aujourd'hui encore, de ses idées, « une part importante a survécu, notamment les idées fondamentales ; elles ont soutenu victorieusement les attaques scientifiques, et même l'épreuve beaucoup plus sévère d'une application pratique très étendue ^ ». Cet initiateur fut-il un croyant ? W. Ostwald, parlant de ses « tendances philosophiques », cite quelques paroles mal sonnantes ^ Liebig, protestant, usait largement du libre examen. Mais Ostwald aurait dû ne pas laisser ignorer à ses lecteurs