Ibid., bl
3. Surtout si M. Homais eût été protestant. Les démonstrations de la piété catholique étonnent à peu près toujours, scandalisent souvent ou même agacent la mentalité protestante. Voyez, par exemple, le livre d'un converti célèbre, Albert von Ruville, professeur d'Histoire moderne à l'Université de Halle-sur-la-Saale, Retour à la Sainte Eglise, expériences et croyances d'un converti. Traduction de G. -G. Lapeyre. Paris, Beauchesne, 1911.
tiques subissent un vilain recul en France », et semble dire que la faute en est « aux Jésuites », son biographe, ici encore, s'empresse de noter qu'il faut expliquer « cette aigreur bien puérile et bien illogique » par l'état d'âme d'un « jeune protestant dépité (de son insuccès à Paris) et trouvant, dans les gazettes libérales, un écho à son ennui, un prétexte à le tourner en irritation i ». Rien, dans ces minces anecdotes, qui nous permette de soupçonner la moindre protestation contre la spiritualité de l'âme ou l'existence de Dieu ; rien pour laisser croire que le « petit protestant honnête » se soit mué en incroyant.
En somme, s'il n'est pas possible d'être bien catégorique, on peut dire, jusqu'à plus ample informé : Abel a gardé très probablement la rehgion de son enfance ; du moins, il est extrêmement invraisemblable qu'il lui soit devenu hostile.
Evariste Galois (1811-1832) fut refusé deux fois à Polytechnique. Entré à l'Ecole Normale, il dut en sortir, « par suite d'une mésintelligence survenue entre le directeur et lui ». Ses camarades le regardaient comme un mathématicien brillant ; mais non pas les maîtres qui dispensaient la renommée. « Il fit de nombreuses tentatives auprès de l'Aca-