Cité par Den.nert, p
3. Kelvin, dans Nineteentli Century, vol. LUI (juin 1903) 1069. « Le célèbre ouvrage de Moleschott, Le mouvement circulaire de la vie, est dirigé contre les expressions théologiques de Liebig dans ses Lettres sur la Chimie. » (Hôffoing, Ilist. de la philomod., II, p- 324). Cela seul suffirait à faire voir que les matérialistes ne comptaient pa Liebig dans leurs rangs.
si les « tendances philosophiques » de Liebig le conduisent à la négation de l'âme et de Dieu.
Au-dessous des fondateurs, quelle belle pléiade encore de croyants ! Nommons du moins Jean-Antoine Ghaptal, comte de Chanteloup (1756-1832), le ministre de Napoléon, « le Golbert du xix^ siècle », qui a tant contribué aux progrès de l'industrie française et de la chimie agricole ^ et qui « a toujours gardé les convictions religieuses de sa jeunesse " ».
Nommons Pierre- Joseph Pelletier (1788-1842), l'inventeur du sulfate de quinine, le créateur, ou à peu près, de la science des alcaloïdes, l'artisan de tant de découvertes fécondes pour la teiniurerie et la dorure, la pharmacie et la thérapeutique. Le grand Cauchy l'estimait assez haut pour le citer, nous l'avons vu, au nombre des « illustres amis » dont il était fier de partager la croyance.
Nommons Théophile- Jules Pelouze (1807-1867), l'inventeur du tannin Pelouze, du coton-poudre, des procédés perfectionnés pour la fabrication du sucre, de belles études sur la fermentation, et dont « le
i. Voyez Flourens, Eloges, III, pp. 159-195, ei, dems Le Moniteur universel du 13 août 183-2, l'éloge prononcé par le baron Dupin. « Sa vocation, dit Flourens (170), a été en quelque sorte, de renouveler l'industrie par la science. »
2. A. Béciiamp, cité par Kneller, p. 204. Chaptal, s'il avait gardé la foi, avait négligé la pratique des sacrements. 11 y revint sur son lit de mort.
rang ne sera jamais contesté parmi les premiers et les plus éminents » fondateurs de la chimie organique 1. Pelouze avait négligé pendant sa vie les pratiques religieuses ; il y revint avec beaucoup de piété sur son lit de mort : « Le plus doux souvenir de notre vie, disait l'abbé Moigno, sera d'avoir été l'instrument humble et secondaire de sa mort chrétienne et édifiante ^ »
Nommons Thomas Graham (1805-1869), « un savant de premier ordre : ses découvertes sur la polyatomicité, sur la diffusion des gaz et des liquides et sur la dialyse ont une importance exceptionnelle. Aucun travail n'a exercé plus d'influence sur les progrès récents de la chimie que celui » qu'il a pubhé « sur les hydrates de l'acide phbsphorique ^ ». Ses expériences sur les solutions colloïdales sont classiques \ Ce fut un croyant ^
Nommons Adolf-Wilhelm-Hermann Kolbe (1818- 1884), qui, après Wôhler et Liebig, réussit, le premier, de nouvelles synthèses '. Il s'est illustré surtout par ses belles recherches sur les propriétés de certaines combinaisons organiques '.