‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 163 sur 176 · NaûUET, Ibid., p · texte numérisé non relu

NaûUET, Ibid., p

2. C'est le principe du travail maximum. Voyez P. Duhem, Introduction à la Mécanique chimique. Paris, Carré, 1893 ; et article Thermochimie, dans Rev. Quest. se, XLIII (1897) 361- 393. « Thomson n'en parla plus, dès que l'expérience lui eut montré que ce n'était là qu'une première approximation ; M. Berthelot, s'attribuant l'invenlion du principe, continua à le défendre presque jusqu'à sa mort, contre l'évidence des faits » (Axdoqde, dans l'Enseignement chrétien, 1908, p. 15). Le même auteur donne, pp. ll-lo, toutes les pièces de ce débat. 11 a publié, sur Marcellin Berthelot, dans les numéros d'octobre 1907, de janvier et de février 1908 de VEnseigneinent chrétien, une étude très documentée, d'où il ressort : « 1" Qu'on a beaucoup surfait la valeur, d'ailleurs très réelle, de M. Berthelot, l'importance, d'ailleurs très grande, de son œuvre scientifique ; 1" Que sa manière de présenter ses travaux dans ses Mémoires, dans ses publications diverses, dans ses observations et réclamations à l'Académie des Sciences, fut une des causes de cette exagération » (1907, p. 590).

lieu à des remarques anabgues, notamment celles dont il s'est fait et dont on lui a fait le plus d'honneur \ Ce ne sont pas seulement ses travaux qui prêtent à la critique, mais aussi l'influence qu'il a exeicée, et que plusieurs trouvent néfaste : « Après la mort de Dumas, écrivait naguère W. Ostwald, Berthelot exerça, pendant une vingtaine d'années, le même pouvoir absolu... Le relard des Français en chimie est le résultat de l'orientation despotique et réactionnaire dans laquelle s'est exercée l'influence de Berthelot^. » Naquet, lui aussi, l'accuse d'avoir été un « réacteur » en résistant, « vingt années consécutives, avec opiniâtreté », à l'adoption de la notation atomique ^

1. Non seulement certaines synthèses, comme celle de l'alcool, qu'il a réclamée àprement, qui avait été faite par Henry Hennel, trente ans plus tût ; mais dans d'autres questions encore, comme celle de la fixation de l'azote libre de l'atmosphère par les végétaux. Voyez Andoque, loc. cit., 1907, pp. 593-o9o ; et 1908, pp. 80-83.

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