Ibid., p
aux décompositions chimiques, par l'invention de la pile qui poite son nom, el surtout par la magnifique découveite (avec KirchhofT) de l'analyse spectrale.
Le physiologiste von Uexhûll écrivait à E. de Cyon : « Je puis parler de l'attitude religieuse de Bunsen, l'ayant fréquenté de longues années. Sa religion consistait en une confiance illimitée dans la haute sagesse de la nature. Interrogé sur l'immoitalité de l'âme, il répondait qu'il ariive tant de choses extraordinaires, qu'elle était possible. Il s'abstenait complètement de considérations philosophiques ; Hegel avait éteint en lui, comme en bien d'autres, toute espèce de goût pour la philosophie. Avec son esprit large et son cœur simple, il vivait dans la certitude d'une connexion entre la nature et la personnalité, sans chercner à se rendre compte de l'Inconnaissable ^. »
Il faut avouer que tout cela constitue une religion assez vague... Classons Bunsen parmi les agnostiques, avec une nuance de bienveillance pour la possibilité d'une solution religieuse.
Josiah-Willard Gibbs (1839-1903) est le « génie scientifique le plus élevé qu'aient jusqu'à présent produit les Etats-Unis '^ ». C'est à lui, dit M. Le Chateher, que « revient l'honneur d'avoir, par l'emploi systématique de^ méthodes thermodynamiques,