Picard, loc, cit., pp. vni et ix
jours exempte de reproches ^ ». Mais ce vernis a craqué plus tard ; et, si rien ne permet de dire qu'il a nié, tout indique qu'il est resté indifférent, que la religion n'a tenu aucune place dans sa vie -. Et il faut le regretter pour lui comme pour la science. Faute de ce frein à « son caractère... sombre, à son orgueil excessif ^ », il se laissa emporter à son désespoir, à sa fougue, à ses passions, qui brisèrent, dans un drame rapide et triste, cette magnifique
destinée.
Mais « tout était prêt pour la solution du problème de l'inversion. Cauchy, Abel, Jacobi avaient préparé la voie », Georg- Friedrich -Bernhard Riemann (1826-1866) « pouvait paraître. Fondant à la flamme de son génie le trésor amassé par ses devanciers, Riemann, d'un seul jet et dans un immortel métal, coula l'œuvre attendue. Il n'est guère possible d'exposer en quelques lignes l'idée originale qui servit de base à ses recherches, celle des célèbres surfaces qui portent son nom » * ; en deux mots,
1. Voir, dans l'article cité de Dupuy, aux Pièces justificatives, les notes de Galois au collège Louis-le-Grand, de 1826 à 18i9.
2. Ni dans sa mort : « En pleine connaissance, il refusa l'assistance d'un prêtre. » (Dupuy, art. cité, p. 250.)