Cf. L'Ami du Clergé, 11 mars 1909, p
3. Il lui témoigna, pour cette intervention, la plus touchante reconnaissance. Après la mort de son illustre ami, il mit encore cette dédicace en tête de son mémoire sur les équations modulaires : « Venerandœ mémorise eximii vin Augustini Cauchy : Hoc quatecumque munus lihenter accipias et ex beata seLernae feliciiatis sede anirnum sanctse amicitise pie memorem bénigne aspicere digneris. »
des questions si graves qui ne cessaient de le pré-^ occuper ^ ».
Si elles le préoccupaient, ce n'est pas qu'il en, remit en doute la solution ; c'est qu'il voulait la justifier aux yeux de tous et la propager, par sa parole et ses écrits, comme par ses exemples. Sur les exemples de sa vie, les témoins sont unanimes : c'était la vie d'un catholique fervent et dévot. « Pendant plusieurs années, nous écrit un de ses élèves^, j'ai été, chaque dimanche, à Saint-Sulpice, vivement ému et édifié par l'attitude d'humble recueillement de M. Hermite. » D'autres nous ont fait de vive voix des déclarations analogues. Par ses écrits, il se fit un honneur et une joie de collaborer aux travaux des cathohques, notamment à ceux des Nuove Lincei et de l'Université de Louvain. Il fut un des fondateurs de la « Société scientifique », dont le but est de montrer l'accord pratique de la science et de la foi ; et le recueil des travaux de cette société s'ouvre par un mémoire d' Hermite ^ Bref, après avoir reconquis la foi, il lui est resté fidèle ardemment et sans défaillance jusqu'au bout de sa longue carrière. Sur sa tombe, P. Appel
1. Gaston Darbocx, Notice historique sur Charles Hermite, dans Mémoires Acad. Se, 2» série, XLII (1906) p. xlii.