Mouchez, C. R. Acad. Se, tome cité, p
2. Mouchez, Ibid., p. 647, et Ann. B. L. pour 1910, pp. 647-649,
3. Tisserand, Annuaire du Bureau des Longitudes pour 1890, pp. 662-666. L'illustre astronome Adams disait devant un audi-
Il est mort en achevant cette tâche colossale. « La veille de sa mort, on lui apportait de l'imprimerie la dernière feuille où se trouve exposée la théorie de la planète Neptune \ » Il donna le bon à tirer, « écrivant le dernier mot de la dernière page de son œuvre immortelle, à la dernière heure de sa vie, et murmurant pieusement alors : Nunc dimittis servum tuum^ Domine " ».
Ce Nunc dimittis^ sa vie entière lui donnait le droit de l'adresser à Dieu en toute confiance.
Tresca, parlant sur sa tombe, « au nom du conseil scientifique de l'Observatoire », a pu dire : « L'étude du ciel et la foi scientifique n'avaient fait que consohder en lui la foi vive du chrétien ^ »
Il n'en faisait pas mystère. Il avait placé un crucifix dans la grande salle de l'Observatoire, voulant travailler comme sous son regard. Dans une des dernières pages présentées à l'Académie, il déclarait qu'il avait été soutenu, dans sa rude carrière, par sa foi et par la pensée que la science astronomique « affermissait en nous les vérités impérissables de la philosophie spirituaHste * ». «Un jour,
toire de savants anglais : « Un seul homme a eu, la patience et la force de parcourir d'un pas assuré le système du monde solaire, en calculant avec la dernière précision 1<3S effets innombrables des actions réciproques. Qui l'aurait cru jamais s'il ne nous avait pas été donné de le voir? » Cité par Bertra.xd, Eloges, p. 188.
1. Yvox ViLL.\RCE.\c, C. R. A.cad. des Se, vol. cité, p. b84.
2. J.-B Di'M.vs, C. R. Acad. Se, tome cité, p. 582. Il mourut le jour anniversaire de la découverte de Neptune.