‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 41 sur 176 · C. R. Acad. des Se, t. LXXXU · texte numérisé non relu

C. R. Acad. des Se, t. LXXXU

DANS l'astronomie 67

après la découverte de la planète Neptune, M^' de Coiitances lui ayant dit gracieusement : « Cher Maître, vous voilà maintenant porté jusqu'aux astres. — Je compte bien, Monseigneur, répondit Le Verrier, m'élever plus haut encore ; j'espère aller au ciel '. » Il mourut assisté du curé de sa paroisse, qu'il avait fait expressément demander, car, disait-il : « Je ne suis pas seulement un catholique, je suis un paroissien. »

La République Française^ le journal de Gambetta, lui rendait hommage à sa manière, en écrivant : « Sous l'Empire, il fut sénateur cléricahsant et non moins inféodé aux intérêts de l'autel qu'à ceux de la dynastie "\ » Et en 1889, la Ville de Paris refusait de laisser ériger sa statue aux abords de l'Observatoire, ne lui ayant pas encore pardonné, vingt ans après sa mort, ses sentiments rehgieux ^.

De ces deux grands noms, Laplace et Le Verrier, il n'y en a aucun pour l'incrédulité.

1 . Msr Baunard, Le Vieillard. Paris, Ancienne librairie Poussielgue, 19H, p. 76.

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