‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 43 sur 176 · Mouchez, cité par E. Lebo.n, Hisl. aslr., p · texte numérisé non relu

Mouchez, cité par E. Lebo.n, Hisl. aslr., p

5. Alex.\ndre de Humboldt, Introduction aux Œuvrer complètes de François Arago. Paris, Gide et Baudry, 1854, pp. ii et m.

DANS l'astronomie 71

« il s'est contenté de jeter la semence sans garder pour lui la moisson i ». En possession de faits intéressants, volontiers « il les signalait avec un rare désintéressement à ses collègues ou à de jeunes savants, qu'il aidait ensuite... pour en déduire les conséquences prévues " ». C'est ainsi qu'il a encouragé de ses sympathies, de ses conseils, de ses expériences. Ampère, Fresnel, Le Verrier, Daguerre et tant d'autres. Et vraiment s'il « a été un vulgarisateur incomparable », il faut dire aussi qu'il a été « un savant de premier ordre, créateur ou précurseur dans la plupart des sciences d'observation ^ », surtout dans l'astronomie, l'optique et l'électricité. Sur son attitude religieuse, nous ne connaissons que deux anecdotes, qui au premier abord semblent se contredire, mais qui se concilient plutôt et se complètent. A propos de la cùiididature de l'explorateur d'Abbadie à l'Académie des Sciences, un académicien objectant son catholicisme trop affiché : « Nous n'avons pas, répondit Arago, à disséquer ce qu'il y a de plus intime dans l'homme, ce qu'il a le droit de régler à sa guise ; nous n'avons qu'à examiner les travaux de M. d'Abbadie ; ses opinions ne sont pas de notre domaine. Quant à moi, je porte envie à ceux qui croient '. » C'est donc

1. A. CoRM', Discours pour l'inauguration de la statue de F. Arago, 11 juin 1893, dans Ami. Bureau des Long, pour 1893, Notice £,13.

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