‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 44 sur 176 · Ann. Bureau des Lo7ig. pour 1880, p · texte numérisé non relu

Ann. Bureau des Lo7ig. pour 1880, p

qu'il ne croit pas, du moins qu'il ne croit pas comme le catholique d'Abbadie. Mais sans être catholique, il peut encore croire en Dieu. Or il y a une autre anecdote qui a couru partout, dont nous n'avons pu retrouver l'origine, mais qui n'a jamais été démentie et que nous pouvons, jusqu'à preuve du contraire, tenir pour authentique. Au collège de France, Arago, parlant d'une éclipse prochaine, aurait terminé sa leçon par ces mots, qui sont une profession de foi : « A tel jour donc, Messieurs, à telle heure, à telle minute, à telle seconde, trois grands astres répondront, non pas à nos prédictions, mais à l'ordre de Dieu. Car tout obéit à Dieu ; il n'y a que les hommes qui soient récalcitrants. »

William Herschel (1738-1822) débuta, quand il vint du Hanovre en Grande-Bretagne, comme instructeur du corps de musique dans un régiment anglais. Plus tard, il était organiste, quand, un jour, enthousiasmé par le spectacle qu'il avait contemplé en mettant par hasard les yeux à l'objectif d'un télescope, il se promit d'en construire pour son compte et de s'en servir. Il tint parole : il en construisit beaucoup et de fort grands : l'un d'eux mesurait 12 mètres de long et 1 m. 47 de diamètre i.

1. La légende s'en mêla : un brasseur qui liabilait Slough, comme Herschel, ayant donné un bal dans un de ses immenses tonneaux, ce qui était déjà passablement original, on remplaça, dans l'imagination populaire, le brasseur par l'astronome, qui était plus célèbre, et on raconta longtemps que Herschel avait donné un bal dans son grand télescope. Voyez F. Abago, Analyse histo-

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Il se servit si bien des uns et des autres, qu'il devint « l'un des plus grands astronomes de tous les temps et de tous les pays ». Sa vie « a eu le rare bonheur de faire époque dans une branche étendue de l'astronomie ' », celle qu'on appelle plus spécialement l'astronomie sidérale et dont on peut le regarder comme le fondateur.

Ce ne fut pas un génie créateur, à l'égal des Kepler ou des Newton ; mais « pour explorer les cieux, il n'a pas eu son pareil, si ce n'est son fils - » ; et « l'on peut dire hardiment, du jardin et de la petite maison de Slough (où il habitait), que c'est le heu du monde où il a été fait le plus de découvertes ^ ».

Il débute dans sa carrière d'observateur par la découverte d'Uranus, aux confins de notre sys^ tème solaire. Il lui trouve ensuite deux satellites. Puis viennent dans ses observations plus de 2.500 nébuleuses. On lui doit la découverte de la translation du système solaire.

Il signale aux physiciens l'existence des rayons infra-rouges. Il institue de belles études sur la lumière des étoiles, sur les variations de leur éclat ; et il propose, sur les faits qu'il signale, des expli-

rique el critique de la vie et des travaux de sir W. Herschel, dans Ann. Bar. Long, pour 1842. 2° édit., augmentée de Notices tiistoriques, par iM. Arago, p. 239.

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