‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 46 sur 176 · Arago, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Arago, loc. cit., p

observations. Aussi a-t-il exercé une grande influence dans les milieux scientifiques. « Chaque jour d'ailleurs, au dire de Tait, ajoutait un titre nouveau à ses mérites. « M. Nasmyth le plaçait « tout à fait à la tête » des savants de sa connaissance, pour son savoir, comme pour sa simplicité et son humilité K

Son biographe assure qu'il avait « l'esprit catholique » plus que son père, et que « sa vie privée fut tissée, sans aucune déchirure, d'affection domestique et de piété sans ostentation ^ ». Mais si sa piété fut sans ostentation, sa foi était sans peur et sans réticence. Il en a accumulé les témoignages dans ses Familiar lectures. Il y revient volontiers à toute occasion : « Il n'est pas vrai, écrit-il à propos de la science comme de la philosophie, qu'elle donne à ceux qui la cultivent une idée exagérée d'euxmêmes, qu'elle les conduise à douter de l'immortalité de l'âme, à rejeter la révélation. Elle ne peut, au contraire, que produire un effet tout opposé. » Et il insiste, assurant qu'elle « établit l'existence et les principaux attributs de la divinité sur des bases telles que le doute devient absurde, l'athéisme ridicule ^. »

Si William a été moins démonstratif, sa foi en Dieu, du moins, ne peut faire de doute. « La force de la gravitation, dit-il, est le résultat d'une volonté

Page 1