Brunhes, Dégradalion, p
trois ans. Dès 1850, il se rallie aux idées de Joule sur la Thermodynamique. Il fait mieux, il les complète (avec Helmholtz 'et Clausius) par les idées de Sadi Carnot, il les met au point, il les éclaire, il les approfondit, il en développe les applications, notamment aux solides et aux phénomènes électriques ^ ; mais il ne s'y cantonne pas. S'il a été « l'un des plus remarquables théoriciens de la science de l'énergie », il a été, en même temps, « un électricien praticien des plus avisés, dont les merveilleuses aptitudes ont introduit de prodigieux progrès dans la construction des instruments consacrés à l'étude et à l'exploitation du magnétisme et de l'électricité, ainsi que dans l'installation des cables sous-marins qui étabhssent les communications télégraphiques entre les plus lointains continents - ». Ses inventions ne se comptent pas : électromètres, galvanomètres, syphon enregistreur, découverte de « l'efîfet Thomson », travaux sur la compression, sur l'énergie solaire, sur les décharges oscillantes, etc., son puissant esprit s'attaque à toutes les questions, et met sa marque à tout ce qu'il touche. Cette marque est l'alliance de la spéculation et de la pratique. Ses apphcations pratiques l'ont fait proclamer l'un « des plus grands bienfaiteurs de l'humanité " ». Ses spéculations, si hautes qu'elles soient, restent toujours claires ; et