Chauveau, dans C. R. Acad. Se, CXLIV (1907, ii
3. L. Olivier, Mascart, Cornu. Voyez J.-D. Lucas, dans Revue des Questions scientifiques, XLVIII (1900) 569.
sa vulgarisation, toujours profonde. « Où faut-il aller chercher ses idées les plus profondes ? » se demande Poincaré; et il répond : « Dans ses Popular Lectures^. »
Aussi « lord Kelvin en mourant excite les regrets du monde entier. C'est un astre éclatant qui s'éteint dans le ciel de la science. Heureusement cet astre y était placé si haut que sa lumière continuera à éclairer et à guider les savants dans leurs recherches pendant de bien longues années^ ». Il « est aujourd'hui, disait P. Duhem en 1906, la plus haute expression du génie mathématique anglais ^ ». Dix ans plus tôt, à l'occasion . de son cinquantenaire de professorat, l'Académie des sciences de Berlin, après avoir proclamé que son nom était lié à tous les progrès scientifiques, ajoutait que rien n'égale la hardiesse de ses vues, si ce n'est la sûreté de ses concjusions*.
Or, nul n'a affirmé avec plus d'énergie, au nom de la science, l'existence de Dieu. Donnons un exemple. En 1903, au point culminant de sa carrière, en pleine possession de sa science, aussi vaste que profonde, et de sa renommée universelle, il s'écriait dans une assemblée de V Uniçersity collège Christian Association : « Je ne puis admettre, qu'en ce qui regarde l'origine de la vie la science n'affirme