‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 67 sur 176 · Dans la Bev. de Me'taph. et de Mor., juillet · texte numérisé non relu

Dans la Bev. de Me'taph. et de Mor., juillet

sique de croyant i ». « Certes, y disaifc-il, je crois de toute mon âme aux vérités que Dieu nous a révélées et qu'il nous enseigne par son Église ; je n'ai jamais dissimulé ma foi, et Celui de qui je la tiens me gardera, je l'espère du fond du cœur, d'en jamais rougir ^ » Mais il montrait que sa doctrine scientifique repose tout entière sur des arguments scientifiques, et qu'elle vaut pour les incroyants comme pour les croyants. Si elle est, pour le fond, en si parfait accord avec la scolastique chère à l'Église, elle prouve, une fois de plus, « que l'Église catholique a puissamment contribué, qu'elle contribue encore énergiquement à maintenir la raison humaine dans la bonne voie, même lorsque cette raison s'efforce à la découverte des vérités d'ordre naturel ^ »

« Qu'était-ce que Pierre Duhem ? Un grand savant. Mais encore ? Un physicien, un mécanicien, un chimiste ? » Tout cela et autre chose encore, a Cet homme étonnant a, en effet, réalisé un prodige qui semblait devenu presque impossible » : il ne s'est pas cantonné dans un coin de la science, « il a prétendu en reconstruire et en consolider les fondations * ».

La doctrine qu'il a préconisée s'impose de plus en plus à nos contemporains. « Sa réputation était mondiale. On le mettait, dans son ordre, presque sur le même plan que Henri Poincaré ^ » De fait, il ne

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