Max. Marie, IX, 1886, p
Il fut encore plus grand par le cœur que par l'esprit. Cet homme éminent était, au dire de Walter Scott, « le meilleur des hommes * ».
Il était aussi un homme religieux. Il écrivait à M. Boutton : « C'est peut-être par un effet d'une sage disposition de la Providence que notre joie en ce monde diminue progressivement (par la mort de nos amis), afin que, notre tour venu, nous nous en allions sans regret. » Et un autre jour : « A ce sujet, je n'ai d'autres consolations à vous offrir que celles de la religion. » Au moment de mourir, « il exprime sa gratitude pour le Dispensateur de tout bien qui l'avait comblé de succès, de jours, de richesses et d'honneurs '\ »
Depuis longtemps, depuis Papin, on se préoccupait d'appliquer la vapeur à la navigation ; mais on ne triompha de tous les obstacles et l'on n'entra dans la voie des progrès décisifs qu'avec la machine de Watt. Cependant c'est encore avec une machine Newcomen que Claude-François-Dorothée, marquis de Jouffroy d'Abbans (1751-1832) réussit à faire marcher le premier bateau à vapeur sur le Doubs, en 1776.
Il connut tous les mécomptes, toutes les injustices, toutes les ruines qui sont trop souvent le lot des inventeurs. L'Académie des Sciences finit par consacrer la priorité de ses découvertes ; mais elle