Peacock George, Lif of Thomas Young. London, 1855, p
tourna pas vers le matérialisme, comme il ressort des notes laissées par sa femme et dont nous transcrivons ces quelques passages : Pendant sa dernière maladie, qu'il supporta avec une inaltérable patience, « il reçut les sacrements de l'Église... Ses vertus domestiques furent aussi grandes que ses talents... Pendant toute sa vie, sa moralité fut pure, encore que sans ostentation. Ses sentiments religieux étaient, de son propre aveu, libéraux, bien qu'orthodoxes. Il avait fait une étude étendue des Ecritures, dont les préceptes s'étaient imprimés profondément dans son esprit dès ses plus tendres années, et il faisait paraître la foi qu'il professait par des habitudes inflexibles de rectitude dans la vie pratique \ » II semble, d'après ces indications, qu'il s'était rallié à l'Église anglicane, avec la nuance qui porte aujourd'hui le nom de Broad chiirch. Ce qui est sûr, c'est qu'il fut un croyant.
Mais si Thomas Young fut un homme éminent, il n'a pas, en fait, influé sur la science à la mesure de son mérite : il « eut la mauvaise fortune d'être trop en avance sur son époque », et « ses idées les plus importantes » dormirent longtemps « enfouies et oubliées dans les in-foho de la Société Royale, jusqu'à ce qu'une nouvelle génération fût arrivée graduellement et péniblement à faire lesmêmes découvertes ^ ».
Ces découvertes furent refaites par Arago dont