‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 9 sur 176 · Valson, Congrès, II · texte numérisé non relu

Valson, Congrès, II

3. Dans Valson, La Vie et les travaux du baron Cauchy, I, 85. Cf. 169-171.

Sa foi était sereine et sa science ne la gênait point : « Je n'ignore pas, disait-il, les vains sophismes par lesquels des esprits superficiels ont cherché à ébranler les croyances les plus respectables et les mieux fondées. Je me suis enfoncé dans l'étude des sciences humaines, particulièrement de celles qu'on nomme sciences exactes, et j'ai de plus en plus reconnu la vérité des paroles de Bacon : « Que si un peu de philo- « Sophie nous rend incrédule, beaucoup de philo- « Sophie nous ramène à être chrétien. » J'ai vu que toutes les attaques dirigées contre la révélation ont abouti à en fournir de nouvelles preuves \ »

Sa foi était absolue : « La foi de M. Cauchy aux croyances de l'Église catholique, disait sur sa tombe C.-P.-M. Combes, un de ses collègues, était absolue, active, ardente ; elle n'admettait point, et sa conduite l'a bien prouvé, ce que l'on appelle des capitulations de conscience ; mais elle était entièrement exempte de fiel et d'intolérance. C'était la foi naïve d'un enfant, celle que le Seigneur aime ^ »

Sa foi était sans peur en même temps que sans reproche, fière, enthousiaste : « Je suis chrétien, disait-il, c'est-à-dire que je crois à la divinité de Jésus-Christ, avec Tycho-Braé, Copernic, Descartes, Newton, Fermât, Leibnitz, Pascal, Grimaldi, Euler, Guldin, Boscowich, Gerdil, avec tous les grands astronomes, tous les grands physiciens, tous les

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