‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 96 sur 176 · F. Araco, Œuvres complèles, I, pp. 239 sq · texte numérisé non relu

F. Araco, Œuvres complèles, I, pp. 239 sq

baguette magique. En admirant ces profusions de merveilles, nous pouvons nous dire que tout — ou presque tout — est sorti de la pile de Volta.

Volta cependant, parmi les acclamations qu'i! entendait retentir, parmi les hommages qui lui venaient de toutes parts, reste un chrétien doux, humble, pieux, candide, fervent, le modèle de sa paroisse, assidu aux offices, assistant chaque jour à la messe, communiant à chaque fête, faisant le catéchisme aux enfants, partageant à plein cœur les dévotions populaires. Mais, en pratiquant comme le peuple, il veut croire comme un théologien, et il s'en donne la peine ; « il passe volontiers ses vacances à fureter dans les bibliothèques des monastères », et c'est après avoir beaucoup lu et beaucoup réfléchi, qu'il écrira : « Les découvertes modernes, les nouvelles connaissances que nous avons acquises, les voies que nous avons ouvertes, ne peuvent créer aucune prévention contre l'antique vérité, ni fermer les sentiers frayés avant nous, ni nous en détourner '. »

Autour de lui, les meilleurs le prennent pour modèle. « J'ai compris, écrivait Silvio Pellico, à quel point le cathohcisme est triomphalement fort d'autorité et de raison. J'ai compris qu'un catholique peut, comme le grand Volta, dire humblement son chapelet et être un esprit sain, clairvoyant, robuste ^ »

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