Jos. Bertrand, Eloges académiques, p
3. Jos. Bertrand, loc. cit. En 1881, on a remis à l'Académie des Sciences une pièce d'où il ressort que « pour établir les appareils au moyen desquels il a fondé l'électricité dynamique »,
Or, cette œuvre colossale fut accomplie avec une foudroyante rapidité : « Cent quarante-trois ans ont séparé les De Revolutionihus orbiiim lihri sex (de Copernic) du Philosophise naturalis principia matheînatica {de NQwion); moins de quatre ans séparent la publication de l'expérience d'Œisted» du mémoire où « Ampère donne leur forme définitive aux théories de l'électrodynamique et de l' électromagnétisme i. »
M. Duhem a bien le droit de dire qu'Ampère « dispense les Français d'envier aux Anglais la gloire de Newton ^ ». Un Anglais, et l'un des meilleurs juges dans la matière, J.-C. Maxwell, en convient, et proclame Ampère « le Newton de l'électricité ^ ». « C'est à Newton tout au moins qu'il faut le comparer », déclare J. Bertrand ; car il « a révélé une loi d'attraction nouvelle plus complexe et plus malaisée sans doute à découvrir que celle des corps célestes. Il a été à la fois le Kepler et le Newton de la théorie nouvelle, et c'est sans exagération qu'au-
Ampèro a reçu en tout, de l'Académie, deux allocations dont la somme est de S.bOO francs. Voyez J.-B. Dumas, C. R. Acad. Se. XGII (1881, 1" sem.) 398.
1. DuHRM, Théorie physique, pp. 415 sq. Voici les dates, daprès le même auteur, p. 416 : « En 1819, OErsted découvre l'action du courant électrique sur Taiguille aimantée ; en 1820, Arago fait connaître cette expérience à l'Académie des Sciences ; le 18 septembre 1820, l'Académie entend la lecture d'un mémoire où Ampîre présente les actions mutuelles des courants, qu'il vient de mettre en évidence: et le 23 décembre 1823, elle accueille un autre mémoire où Ampère donne leur l'orme définitive aux théories de l'électrodynamique et de l'électromagnétisme. »