Flourens, éloges, I
5. Ibid., 248. Cf. 251. C'est à tort que Darwin a salué dans Geoffroy un de ses précurseurs. Geoffroy a enseigné, non la mutabilité, mais la variabilité des espèces. (Voyez A. de Quatrefages, article Histoire naturelle générale, dans la Revue des
plan qui préside à la constitution des vertébrés » et « constitue une loi de la nature1. »
Mais, loin de considérer cette formule comme mettant une entrave à la liberté du Créateur ou commeimposantune gêne à sa puissance, l'illustre anatomiste voyait dans la découverte de ce principe nouveau, au profit de la pensée humaine, un pas de plus vers la connaissance de Dieu2 » . C'est qu'en effet « l'unité de plan dans les êtres créés témoigne avant tout de l'unité de leur cause3. »
Cette cause, Geoffroy n'hésite jamais à l'appeler par son nom. Après avoir ramené à l'unité les différentes causes de phénomènes, il ajoute : « Mais par delà, incontestablement, la Cause des causes, c'est Dieu4 ». Et après avoir montré la finalité qui éclate dans les organismes, il s'écrie : « Dans l'indicible satisfaction que nous fait éprouver la ravissante contemplation de tant d'harmonies, et la mise, sous nos yeux, d'une si magnifique manifestation d'intelligence, n'oublions pas de rappeler l'origine et de consacrer le principe de ces éblouissantes clartés, en ajoutant :
Deux Mondes, 15 décembre 1868, pp. 834-858.) Mais il a, le premier, orienté les sciences de la vie vers l'étude des développements embryonnaires pour mieux comprendre les formes adultes. C'est encore lui qui a créé la tératologie ou la science des monstres. (Voyez Perrier, loc. cit., 474.)