‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 117 sur 201 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. Qu'il ne faut pas confondre avec la psychologie physiologique. Celle-ci est une conception philosophique qui prétend, par les seuls principes de la physiologie, rendre compte des phénomènes de l'esprit.

n'appartient pas, par ses origines, au xixe siècle : elle reconnaît pour ses « vrais fondateurs » Descartes, Malebranche et Charles Bonnet1.

Ils furent bientôt suivis par Cabanis, Bérard et Gall, qui entrent dans le cadre de notre enquête.

Franz- Joseph Gall (1758-1828) « voulait une célébrité extraordinaire. Il imagina un système, le système le plus hardi, le plus inouï, sur les facultés de l'âme2 ». Il ne dédaignait pas, mais au contraire, les procédés les moins scientifiques des charlatans3. Naturellement, sa vogue fut immense; mais elle est passée. Sa doctrine est tombée dans le plus complet discrédit.

« Les physiologistes dignes de ce nom en on fait justice depuis longtemps, et tous répètent avec Mûller qu'il faut repousser du sanctuaire de la science ce tissu d'assertions arbitraires qui ne reposent sur aucun fondement1. »

1. Rev. de Philosophie, II, 553. — On sait la religion de René Descartes (1596-1650) et de Nicolas de Malebranche (1638- 1715). Charles Bonnet (1720-1793) était appelé (Voir d'ans Hev. de philos., ibid.) « l'homme le plus religieux du xvni* siècle». Sayous, dans la Revue des Deux Mondes (2° période, XII" année, 1855, pp. 77-91), insiste aussi sur son christianisme. Mais il n'y a qu'à l'entendre lui-même. Il a chanté, pour ainsi dire, ses convictions religieuses à travers ses ouvrages. Voyez, par exemple, sa Palingénésie philosophique, Genève. C. Philibert, MDCCLXIX, t. II, 429, 449 ; les OEuvrei d'Histoire naturelle et de Philosophie. Neuchâtel, Imprimerie Samuel Fauche, MDGCLXXX1, 31, 34, 35, etc.. Charles Bonnet a le premier reconnu les faits de parthénogenèse, comme le remarque L. Hahn, dans la Grande Encyclopédie, VII, 325.

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