Voyez Dumas, Dùcours, I
5. Voyez Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, Vie, travaux et doctrines scientifiques d'Etienne Geoffroy Saint-Hilaire. Paris, Bertrand, 1847, pp. 11-17, 389 391.
Ce pourrait n'être là que les gestes de l'honnête homme1; mais voici, bien authentiques, les gestes du croyant : « Lui, d'un caractère naturellement si ardent, si impétueux, il supporta avec une inaltérable résignation toutes les infirmités que la vieillesse lui apportait, et c'est lui qui consolait les autres de ses souffrances. « Je suis aveugle, disait-il, mais je suis heureux... Dieu a voulu cette douleur pour racheter l'excès de ma bien vive satisfaction... Soyons reconnaissants des faveurs de la Providence »... Sa constante sérénité a frappé, a ému tous ceux qui l'ont approché dans les derniers temps de sa vie. Sur son lit de mort, il dit à sa femme : « Ayons confiance dans la Providence » ; — à sa fille : « Nous allons nous quitter, nous nous retrouverons2. i>
« Quoi de plus sublime que cette mort du génie qui, ainsi dirigé et conduit, est la sainteté même de l'intelligence? Il s'approche en souriant de la vérité sans voile ; à la fin, il descend ici, sans rien craindre, dans l'éternelle science 3. »