D'après Paris Médical du 4 oct. 1913, p. li
2. D'après le D' M. A. Legrand, La Longévité a travers les âges. Paris, Flammarion, 1912, p. 170.
3. Dictionnaire de médecine, par E. Littré, 21* édition, refondue par A. Gilbert. Paris, J.-B. Baillière, 1908, p. 1010.
jour n'est pas démontré — ce ne serait pas un titre pour représenter la science.
Mais la pratique de l'art, à mesure du moins qu'il se perfectionne, relève de la théorie, où la science peut pénétrer; et, dans ce sens, la médecine, « comme tous les arts, repose sur un certain nombre de sciences qui méritent le nom de sciences médicales * », à savoir l'histoire naturelle, l'anatomie, la physiologie, la pathologie et même, à titre d'auxiliaires, la chimie et la physique. Ces sciences aboutissent peu à peu, au fur et à mesure de leurs progrès, à des conclusions que les praticiens utilisent, comme l'industriel utilise, dans l'installation de son usine, les conclusions des sciences exactes. Et les praticiens représentent donc les sciences médicales comme l'industriel représente la physique et la chimie. Les sciences concourent à la bonne pratique de leur art, comme à l'établissement et à la conduite d'une usine ; mais le médecin, comme l'usinier, s'en sert bien ou mal; il les connaît par leurs démonstrations ou par leurs conclusions, par leur théorie ou par leur technique, c'est-à-dire par son acquisition personnelle, par son propre effort, ou par celui des autres et un acte de foi; ou même il ne les connaît pas du tout, et il guérit, quand il guérit, par des procédés empiriques. Bref! il y a des médecins, comme il y a des industriels, qui sont des savants ; il y en a, beaucoup plus, qui ne le sont pas.
Claude Bernard, il est vrai, proteste contre