Ibid
186 LES CROYANTS ET LES l'KoCI'.KS DB LA SCIENCE
cette opinion qui fait de la médecine un art; il prétend qu'elle doit être une science1, que déjà « elle se dirige vers sa voie scientiiique détinitive 3 » . Mais il avoue qu'elle est « une science dans l'enfance3 », plongée « dans les ténèbres de l'empirisme S », que cette « période empirique dans la médecine devra sans dotjte se prolonger encore longtemps5 », et que d'ailleurs a nous sommes malheureusement encore loin du temps où nous verrons l'esprit scientifique régner généralement parmi les médecins6 ». Nous savons bien aussi que Cl. Bernard a beaucoup contribué à répandre cet esprit scientifique et à rapprocher la médecine de la science; d'autres ont ajouté leur effort au sien, notamment Pasteur. Mais la tâche expéri-r mentale se montre hérissée de difficultés, dans le domaine de la vie7, et la loi y est bien difficile à
1. Il le répète un peu partout : v yiz, par exemple, lntrçd. à m4<}. expér.. 323-325, Science cj perim., !