Triaire, 362 et
3. Notice (non signée) sur M. René-Théophile Laënnec dans Archives générales de Médecine. Paris, Béchet et Migneret, t. XIII. (1827), 623.
variable, un ferme et docile fils de l'Eglise catholique, vivant de sa vie, priant de sa prière, tenant, sans ostentation mais sans faiblesse, sa place dans toutes ses fêtes1 », prenant sa part de toutes les dévotions essentielles, et notamment très dévot à l'Eucharistie et à la Sainte Vierge. A son dernier voyage en Bretagne, la chaise de poste où il se trouvait avec sa femme fût précipitée dans un fossé; on s'en tira sans blessure et on reprit sa place. Laënnec se contenta de dire : « Nous en étions à Ora pro nobis peccatoribus ». Et l'on continua tranquillement le chapelet2. Sa foi inspirait les moindres détails de ses actes comme la conception qu'il se faisait de son rôle de médecin.
« Ses connaissances médicales, loin d'ébranler ou d'affaiblir ses croyances, leur avaient donné une nouvelle force : à l'imitation des plus beaux génies dont la médecine s'honore, des Rivière, des Baillou, des Winslow, des Bonet, des Baglivi, des Morgagni, des Boërhaave, des Haller, l'étude de l'organisation humaine et des étonnants rapports de nos organes entre eux et avec la nature entière, avait augmenté son admiration et son amour pour l'Auteur de tant de merveilles 3. »
Il y a du moins deux faits qui s'imposent, à savoir que Laënnec était, à trente ans, l'un des princes de la science, et qu'il mourut à 45 ans,