Lallour
3. A.-L.-J. Bayle, Notice sur M. Laënnec, dans Revue médicale française et étrangère... Paris, Gabon, t. IV (1826), 98.
en pleine maturité de son génie : et donc, quelque jugement que l'on porte sur sa foi ou ses dévotions, du moins on ne pourra les attribuer « ni à l'ignorance ni à la décrépitude1. »
« Enfin, la paix dans la mort mit la dernière et solennelle empreinte de vertu chrétienne à cette grande vie, qui ne fut tout ce qu'elle a été, nous n'hésitons pas à le dire, que parce qu'elle fut d'un bout à l'autre toute saturée de christianisme2». Il fut emporté par une de ces maladies de poitrine qu'il avait tant étudiées. « Calme et résigné, il vit venir la mort en chrétien... après avoir demandé lui-même et reçu les sacrements de l'Eglise3. »
Gaspard-Laurent Bayle (1774-1816) fut l'un des plus brillants élèves et héritiers de Bichat. C'est dire qu'il a sa part dans les travaux et la gloire de cette école. Il a surtout marqué dans la science par son Traité de la phtisie pulmonaire, qui est encore cité partout et dont Laënnec disait que ses propres recherches sur la question l'avaient simplement « mis à portée de rectifier ou d'étendre quelques-unes des observations faites par Bayle *. »
Lui aussi était un croyant. L'auteur que nous citions tout à l'heure, le neveu de G.-L. Bayle, et