‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 143 sur 201 · Triaire, 322 «q · texte numérisé non relu

Triaire, 322 «q

tren que ses nombreux admirateurs et élèves ont proclamé, sans l'avoir jamais aimé» le plus grand chirurgien ç|u xixe siècle1. »

Il semble avoir été toujours croyant; il fut toujours spiritualiste dans son enseignement; même la malignité s'en mêla, et, par exemple, quand il fut nommé chirurgien de la cour, on lit courir le bruit qu'il avait discrètement égaré, dans les Tuileries, son livre de messe attestant l'orthodoxie de ses convictions 2. Allait-il seulement à la messe? Il « n'avait pas le temps » de pratiquer sa religion, pas plus qu'il n'avait peut-être le goût d'amender son caractère. Un pauvre cure de' campagne vint un jour lui demander ses services ; l'homme terrible le reçut fort mal; il lui parla et l'opéra sans ménagement; il fut stupélié et émerveillé de la patience, du courage, des sentiments élevés de l'humble prêtre; quand vint pour lui la maladie suprême, il se rappela son client, se mit à son tour entre ses mains, et lit une mort très édifiante %

Joseph- Claude -Anthelme Récamier (1874- 1852) était, lui aussi, un chirurgien, et son action s'est prolongéejusqu'à notre temps par ses grandes découvertes et par ses nombreux ouvrages. On lui doit une étonnante quantité de méthodes et d'instruments opératoires, 11 est % le fondateur de la

J. Chéke4U, dans Dictioyin. Pecharnbre, 1" série, XXX (1Ç84),

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