‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 145 sur 201 · Chauffard, Andral · texte numérisé non relu

Chauffard, Andral

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donc Andral qu'il faudra saluer comme le créateur de cette science nouvelle qui, de nos jours, sous le nomd'humorisme, d'opoiliérapie ou de physiologie glandulaire, attire si vivement l'attention et suscite tant d'espérances.

Il mourut phtisique à 3o ans, « Au mois de mars 1840, racontait Oémeaux1, il m'écrivait en ces termes : « Si je n'écris pas à mes amis, ditesleur de me pardonner. Je ne fais rien, je ne pense à rien qu'à ma dernière heure »,.. Il a montré dans ses derniers moments une résignation toute chrétienne et, jusqu'à son dernier soupir, il a prodigué des consolations à sa pauvre mère, »

Jean Cruveilhier (1791-1874) a complété la « constitution de la science anatomo-pathologique », ïi l'a « codiliée en quelque sorte, dans son magnifique traité, monument impérissable... recueil magistral de faits, qui n'a pas vieilli2, » Il a porté l'anatonomie de texture « j usqu'aux confins de l'histologie pathologique, qui a été l'œuvre de ses successeurs, lesanatomistes contemporains3 >>. Il a été aussi « un grand médecin4 », D'une intelligence remarquable, d'un travail opiniâtre, d'un dévouement absolu, d'une modestie charmante, il méritait et on lui pardonnait tous les triomphes; et nul ne se scandalisa de le voir monter, tout jeune encore, dans la chaire d'anatomie

1. Eloge funèbre d'Antoine Andral, dang Bulletin, de la société anatomique de Pariq. XVI" année (1841), 358.

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