‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 146 sur 201 · D'une lettre du Pr J. Renaut en date du 10 avril · texte numérisé non relu

D'une lettre du Pr J. Renaut en date du 10 avril

DANS LES SCIENCES DE LA VIE 2jl

pathologique, que Dupuytren en mourant avait fondée pour lui1.

L'année même où il inaugurait cet enseignement, « il portait la parole dans la séance de rentrée de la Faculté et choisissait ce sujet ; fies; devoirs et de la moralité du Médecin.., il remUQ, profondément l'auditoire ». On savait d'ailleurs, que « pour lui, l'exemple suivait le précepte2 », Sa vie fut d'une belle et tranquille unité. « Ses, opinions religieuses étaient d'accord avec ses doctrines (scientifiques) ; et sa vie, d'accord avec ses opinions religieuses 3. »

Dans sa jeunesse, il avait voulu être prêtre. \\ entra à Saint-Sulpice. Sur les instances, ou plutôt sur les injonctions de son père, il se consacra ^ la médecine; mais ce fut avec l'intention d'en faire un sacerdoce4, Les pauvres l'attiraient surtout. Sa charité, qui avait de vra^s raffinements de délicatesse, était légendaire. Elle avait sa source dans sa piété. « C'était un catholique non seulement convaincu, mais d'une dévotion très remarquable, s'exerçant avec une simplicité charmante qui imposait le respect à tout le monde. J'ai connu ce grand maître sur ses vieux jours, et il m'a laissé un souvenir que je garde précieusement5 ». Sa piété trouvait un aliment dans sa science. La philosophie, disait-il, a flotté de tout

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