Dennert
dat », et qui a tant fait pour la chirurgie conservatrice1 » ; Amédée Bonnet (1802-1858), qu'on a mis en parallèle avec Ollier, son élève9; Auguste Nélaton (1807-1873), un élève de Dupuytren, presque égal à son maître, « le modèle le plus parfait des cliniciens 3 » ; Bernard von Langenbeck (1810-1887), célèbre par ses opérations d'autoplastie *; Richard von Volkmann (1830- 1889), un grand chrétien et l'une des gloires de la chirurgie3; J.-M. Nussbaum (1829-1890), qui meurt en disant: « Loué soit Jésus-Christ6»;
1. Voyez Kneller, 330; Blanchard dans C. R. Acad. Se, CXXI, (1895, n) 510. Evariste Bertulus (L'athéisme du xix' siècle. Paris, J. Renouard, 1869, pp. 120 sq.) cite une lettre à lui adressée par le fils du grand chirurgien, et confirmant que celui-ci était « profondément religieux. »
2. Voyez Eugène Vincent, Eloge et biographie du Professeur Ollier. Lyon, Imprimerie du Salut Public, 1911, pp. 45 sq.
3. Gazette Hebdomadaire de médecine et de chirurgie, 26 septembre 1873, citée dans La Nature, septembre 1873, p. 291. « 11 a fait faire des progrès importants à la pratique chirurgicale, simplifiant les opérations, perfectionnant les outils et les appareils, transmettant à ses nombreux élèves ses méthodes et ses procédés »... « Si vous aviez le malheur, en opérant, découper la carotide d'un homme, répétait-il quelquefois, ra pelez-vous qu'il faut environ deux minutes pour que la syncope se produise, et environ autant de minutes pour qiîe la mort ait lieu. Or quatre minutes, c'est quatre fois le temps suffisant pour placer une ligature sur le vaisseau, pourvu que vous ne vous pressiez pas. » Ne jamais se presser ! telle était la formule de son sang-froid et le secret de sa promptitude opératoire. « Vous allez trup vite, mon ami, disait-il un jour à un de ses aides ; nous n'avons pas de temps à perdre, vous le savez ». (Ibid.) sur la religion de Nélaton, voyez Cauly, Recherche sur la vraie Religion. Paris, Poussielgue, 1885, p. 367.