‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 160 sur 201 · Extrait de l'Autobiographie, 1876, cité ibid · texte numérisé non relu

Extrait de l'Autobiographie, 1876, cité ibid

En 1836, j'étais encore, dit-il, « tout à fait orthodoxe; » mais, à la suite de « réflexions, que je ne donne pas comme ayant la moindre nouveauté et valeur, et que je relate simplement parce qu'elles m'ont influencé, j'ai été graduellement amené à nier la révélation divine dans le christianisme... Cette incrédulité m'envahit lentement et bientôt complètement. Le progrès fut si lent que je n'en ressentis pas d'inquiétude1. »

Vers l'âge de trente ans, il n'était donc plus chrétien. Il lui restait « la conviction ferme de l'existence de Dieu et de l'immortalité de l'àme2». Elle avait sa source d'abord dans son sentiment personnel en face de certains spectacles grandioses de la nature et dans la croyance universelle des peuples. « Mais maintenant, disait-il quelque 35 ans plus tard, les scènes les plus grandioses n'évoqueraient plus dans mon esprit aucune de ces convictions ni de ces sentiments. On peut dire que je suis devenu comme un homme aveugle pour les couleurs, et que la croyance universelle des hommes à l'existence du rouge enlève à ma conviction basée sur la perte de la perception en question toute valeur comme évidence3 ». Il ne peut donc croire, de façon ferme, ni aux témoignages des autres qui affirment, ni à son impression actuelle, qui l'engage à nier.

Il voit bien, « une autre cause de croyance à l'existence d'un Dieu, qui se rattache à la raison

\. Aulobiogr., ibicl., 1, 3.*i7-3.b9.

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