Autobiogr., ibid
4. D'une lettre à Asa Gray, 1860, ibid., II, 174 sq. Cf. I, 362.
Et puis encore, quand il se « sent porté à admettre une cause première », « alors, dit-il, s'élève un doute : cet esprit de l'homme qui, selon moi, a commencé par n'avoir pas plus de développement que l'esprit des animaux les plus inférieurs, peut-on s'en rapporter à lui, lorsqu'il tire d'aussi importantes conclusions f ? »
Aussi, se sent-il « peu disposé à s'exprimer publiquement au sujet des questions religieuses2 ». Et quand il les aborde, c'est pour dire qu'il n'y a pas assez « réfléchi », qu'elles le laissent « perplexe », « troublé », que le sujet lui « est toujours pénible », que sa pensée à cet égard subit «c beaucoup de fluctuations », qu'elle n'a d'ailleurs « d'importance que pour lui-même », « qu'il faut que chacun croie et espère ce qu'il peut », que probablement « le sujet dépasse la mesure de l'intelligence humaine », et qu'il « doit se contenter pour son compte de demeurer un agnostique », que c'est, du moins, « surtout à mesure qu'il vieillit, la description la plus exacte de son état d'esprit8. »
Voilà donc un cas — très rare, presque unique *, — où un grand savant s'est trouvé moins près de la foi à la lin qu'au commencement de sa carrière. Mais aflirme-t-il qu'il condamne la foi au nom de la science? — Non. 11 nous a dit ses raisons, qui