‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 168 sur 201 · Int. à méd. expér · texte numérisé non relu

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Dans la doctrine du déterminisme physiologique, l'homme est forcément libre ; voilà ce que l'on peut prévoir... Si toutes les conditions anatomiques et physico-chimiques normales existent dans le bras, par exemple et dans les organes nerveux correspondants, vous pouvez prédire que vous ferez mouvoir le membre et que vous le ferez mouvoir librement dans tous les sens suivant votre volonté. » De môme pour l'exercice de la volonté quand le cerveau est sain. « Vous restez libre d'agir volontairement... Vous restez libre d'agir et de choisir suivant les principes de morale ou autres qui vous animent1 ». Le déterminisme, donc, n'exclut pas la liberté humaine, il la conditionne. Si le mécanicien est libre de mener sa machine à sa guise, c'est que toutes les pièces et tous les mouvements de sa machine s'enchaînent. Si l'acte choisi s'exécute, c'est que, en dehors de ce choix, tout le système est déterminé. De même, « les sciences modernes, en admettant le déterminisme, en font la condition même de la liberté, ce qui distingue radicalement le déterminisme du fatalisme. En effet, l'acte libre ne peut exister que dans la période directrice du phénomène, mais une fois dans la période executive, le déterminisme doit être absolu, pour que la liberté (l'acte librement voulu) en découle nécessairement s. »

1. Claude Bernard, Leçons sur les phénomènes de la vie communs aux animaux et aux végétaux, ['avis, Baillière, 1878, t. I, pp. 55 sq. et 61.

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