‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 173 sur 201 · Physiologie générale, 325. Cf. Se. expér · texte numérisé non relu

Physiologie générale, 325. Cf. Se. expér

jamais cause de rien, elle n'est que la condition1. »

« La raison de cette création apparente (que constitue le phénomène vital) n'est donc pas dans le présent; elle est dans le passé, à l'origine. Nous ne saurions la trouver dans les causes secondes ou actuelles; il faudrait la chercher dans la cause première... La nature refait ce qu'elle a fait, c'est la loi. C'est donc seulement au début qu'on peut invoquer sa prévoyance : c'est à l'origine. 11 faut remonter à la cause première *. »

Mais alors où est la cause, celle de la vie et celle de l'Univers?

Comme savant, Claude Bernard n'en sait rien. « La cause première de la vie nous échappera toujours, comme la cause première de toute chose. » « Les causes premières nous échapperont partout. » Leur recherche « nous pose des problèmes qui sont absolument impénétrables à l'aide de la méthode expérimentale3 ». « Le savant ne peut placer le déterminisme des phénomènes que dans leurs conditions 4. » « La cause première de la créa-

1. Physiologie générale, 326. Cette dernière affirmation sonnera mal aux oreilles philosophiques. Mais Cl. Bernard veut dire par là que la science ignore les causes, les essences, celles de la matière brute elle-même, et ne connaît que les conditions. C'est ce qu'il affirme explicitement à la suite de ce passage.

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