Leçons sur les phénorn., I
Ce serait l'illusion de l'autruche1 ». C'est à la philosophie d'agiter « la masse inépuisable des questions non résolues2 ». C'est à elle de faire « remonter la science vers la cause ou vers la source des choses3 ». Et, en définitive, il n'y a qu'une cause, c'est la cause première4. »
Cette cause première, Cl. Bernard, non plus comme savant mais comme homme, l'a toujours reconnue. « J'ai la certitude absolue que l'illustre physiologiste croyait à l'àme et à Dieu3. »
« Somme toute, Claude Bernard fut un chrétien, moins fervent que Pasteur, mais solide et sincère. Sa vie put n'être pas celle d'un pieux fidèle : sa carrière scientifique et l'air du siècle l'avaient distrait des pensées de la religion, qu'il sut toutefois garder intactes en son esprit pour les retrouver avec bonheur au soir de sa vie. Chaque année, lorsque, les vacances venues, il retournait dans son petit pays natal de Saint- Julien, en Beaujolais, il aimait à paraître à l'église où il avait, aux offices, une place accoutumée tout en face de la chaire. Un jour, le vicaire de cette paroisse (c'était le si apostolique abbé Faurax, qui vient de mourir à Lyon dans un renom d'incroyable charité) lui fit visite en sa maison natale, et, avec l'intrépide ardeur de la jeunesse qu'en-