P. Bert. cité par Vallery-Radot
3. Edward Jenner (1749-1825) avait trouvé la vaccination contre la petite vérole; mais par un procédé uniquement empirique (la première vaccination qu'il fit sur l'homme, est de 179G; son premier ouvrage sur la question, An inquiry into the causes and effects of the variolae vaccinae, fut édité en 1798). Charles Cagniard de Latour (1777-1859) avait soupçonné un effet de la vie dans la fermentation de la bière; mais sans rien préciser et sans rien prouver. Casimir-Joseph Davaine (1812-1882) avait découvert la bactéridie du charbon ; mais' sans en tirer des conclusions thérapeutiques. Seuls, Schwann et Pierre-Joseph-Antoine Béchamp (1816-1908), en même temps
Lui, a porté partout la lumière. « Il éclaire tout ce qu'il touche », disait Biot1, et il a touché jusqu'au fond du problème.
Après avoir mis en évidence le rôle des microbes dans la fermentation lactique, alcoolique, butyrique, acétique ; après avoir étudié leur vie leurs mœurs et leur œuvre 2, il les cherche, il les dépiste dans les maladies infectieuses, et il les utilise pour en guérir ou pour en préserver. Il les rencontre ainsi et les combat dans toute l'échelle des êtres vivants.
Dans le règne végétal, il analyse et guérit les maladies du vin, du vinaigre et de la bière, et voilà des millions donnés à l'agriculture, au commerce et à l'industrie, et d'autres millions encore avec les conserves alimentaires.
que Pasteur, ont fait, l'un sur la putréfaction, et l'autre, sur la fermentation, des travaux auxquels on n'a peut-être pas rendu pleine justice. Schwann nous est déjà connu. Béchamp était catholique et professeur aux facultés catholiques de Lille. De Cagniard et de Davaine, nous ne savons rien. Jenner était le fils d'un pasteur anglican. Un de nos correspondants anglais nous assure qu'il était, lui aussi, ecclésiastique; mais ce témoignage est en contradiction, si notre mémoire est fidèle, avec les notices biographiques que nous avons parcourues, et où nous n'avons rien trouvé sur ses sentiments religieux.