‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 181 sur 201 · Cité par Vallery-Radot · texte numérisé non relu

Cité par Vallery-Radot

<( J'ai dit souvent, proclamait-il au banquet qui lui était offert par la Conférence Scientia, et il me plaît de le dire encore ce soir, combien je devais à M. Pasteur. » Je voyais bien depuis longtemps « que les maladies les plus importantes des plaies étaient causées » par quelque chose « qui venait du dehors. Mais tous mes efforts, pour écarter ces maux, restaient inefficaces jusqu'à ce que M. Pasteur, en jetant une lumière nouvelle et puissante sur le sujet, a indiqué une voie possible que j'ai fait de mon mieux pour suivre. Voilà tout, messieurs1 ». Et Sédillot ne risquait le démenti de personne en réunissant dans un commun hommage le savant et le chirurgien, quand il s'écriait devant l'Académie des Sciences : « Nous avons assisté à la conception et à la naissance d'une chirurgie nouvelle, fille de la science et de l'art, qui ne sera pas une des moindres merveilles de notre siècle, et à laquelle les noms de Lister et de Pasteur resteront glorieusement attachés 2. »

Le nom de Pasteur est le seul qui soit attaché à la victoire contre la rage. Là il n'a pas eu de collaborateur pas plus que de précurseur. Un rapport officiel de M. Bezançon, portant sur la période 1872-1877, concluait ainsi : « Il n'existe pas actuellement de préservatif contre la rage, en

1. Dans Revue scicntif., 11 août 1900, p. 178. Voyez aussi, dans le même sens, les Œuvres réunies de Lister, pp. 64, 171, 2tJ5, etc.; sa lettre à Pasteur, dans Vallery-Radot, 344; son discours au jubilé de Pasteur, dans Revue Q. scient., XXXH1 (1893), 241.

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