‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 187 sur 201 · Vat.leryRa.dqt · texte numérisé non relu

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« dans cet équilibre admirable de l'intelligence qui observe, du génie qui devine et de la main qui exécute, avec une perfection inconnue jusqu'ici1 ». « C'est par l'esprit scientifique le plus rigoureux qu'il s'est élevé non seulement aux conceptions les plus hautes, mais encore aux résultats les plus pratiques2. »

Et les plus solides. Alors que la doctrine de Darwin, par exemple, a surgi dans un rêve, comme un château dans le brouillard du matin, un château de fée, aux lignes vaporeuses et mouvantes, avec des dimensions fantastiques et des perspectives infinies mais qui se rapetisse à mesure qu'on approche, et peu à peu se dissipe avec le brouillard : l'œuvre de Pasteur, bâtie sur le roc, pierre à pierre, avec des faits précis et résistants, avec des expériences bien ajustées, est montée, assise par assise, méthodique, harmonieuse, majestueuse, grandiose, colossale, mais inébranlable ; ne s'achevant jamais parce qu'elle monte toujours, mais assez liée dans toutes ses parties, pour que rien ne l'effrite, assez solide sur ses bases pour porter encore tous les progrès de l'avenir 3.

Il y aurait plaisir à dire que Pasteur fut aussi

i. Lettre de J.-B. Dumas à Pasteur, dans Vallery-P.adot, 544 sq.

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