A. Cornu, C. R. Acad. des Se, GXX1 (1895, i
3. Pour être exact, une pierre est tombée de cet édifice, mais une seule, et non pas une conclusion immédiate d'une expérience, mais une déduction lointaine affirmée trop vite et que les faits ont démentie : l'impossibilité, pour les substances non vivantes, de présenter la dissymétrie moléculaire.
un grand caractère et un excellent cœur, — « un grand homme l. »
Mais, pour ne retenir que le savant, il n'est sans doute pas téméraire d'affirmer que nul, jusqu'à ce jour, ne représente mieux que lui la science expérimentale.
Eh bien ! il n'a pas cru que la science était incompatible avec la foi. Il a uni l'une à l'autre avec une parfaite aisance ; et s'il n'a pas mélangé sa foi aux conclusions de sa science 2, il la leur a superposée sans hésitation ; s'il n'en a pas l'ait montre, il n'en a pas davantage fait mystère.
Un docteur Michaut le constate à sa manière, non sans amertume3 : « Pasteur était l'ennemi acharné de l'esprit critique '* et de la libre pensée, de la philosophie pure» Il était fanatique d'un déisme chrétien et n'admettait pas que la science pût mettre la religion en désaccord avec elle-même ». Et il cite, de Pasteur, quelques phrases qui sont, en effet, peu tendres pour les « savants » ou les
1. C'est ce que lui disait Bertrand : Voyez Vallerï-Radot, 064.