‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 190 sur 201 · Vallery-Radot · texte numérisé non relu

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un vibrion ' » et qms dans une autre séance, il terminait l'éloge de II. Sainte-Glaire Deville par ces mots : Ceux qui te pleurent, « attends-les dans ces divines régions du savoir et de la lumière, où tu dois tout connaître maintenant, où tu dois même comprendre l'infini, cette notion affolante et terrible, à jamais fermée à l'homme sur la terre, et pourtant la source éternelle de toute grandeur, de toute justice et de toute liberté 2. » C'est dans son discours de réception à l'Académie française, ayant à faire l'éloge de Littré et devant Renan qui devait lui répondre, qu'il reprochait au positivisme, comme sa « grande lacune », de ne pas tenir compte « de la plus importante des notions positives, celle de l'iniini... Qu'y a-t-il au delà? s'écriait-il. L'esprit humain, poussé par une force invincible, ne cessera jamais de se demander : Qu'y a-t-il au delà? Veut-il s'arrêter, soit dans le temps, soit dans l'espace? Comme le point où il s'arrête n'est qu'une grandeur finie, plus grande seulement que toutes celles qui l'ont précédée, à peine rommence-t-il à l'envisager que revient l'implacable question, et toujours, sans qu'il puisse faire taire le cri de sa curiosité. Il ne sert de rien de répondre : au delà sont des espaces, du temps ou des grandeurs sans limites. Nul ne comprend ces paroles. Celui qui proclame l'existence de l'iniini, et personne ne peut y échapper, accumule dans cette affirmation plus de surnaturel qu'il

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