‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 192 sur 201 · Valleiu-Radot · texte numérisé non relu

Valleiu-Radot

3. Ftnx le Dantec, Le Conflit. Paris, A. Colin, 4e édit., 1903, p. 36.

ses élèves admis à sa familiarité, comment, vous qui avez, tant réfléchi et tant étudié, comment pouvez- vous croire? » Et Pasteur répondit : « C'est pour avoir réfléchi et étudié beaucoup que j'ai gardé une foi de Breton. Si j'avais réfléchi et étudié davantage, j'en serais venu à une foi de Bretonne * » : Car, disait-il un autre jour, « la science rapproche l'homme de Dieu 2. »

Au surplus, peu importe le pourquoi, il s'agit en ce moment du fait, et le fait de la foi de Pasteur est incontestable, et personne ne l'a contesté.

D'autres, devant des faits de ce genre, ne cherchent pas d'explication, mais ils se désolent : « On s'afflige, disait le Libertaire en 1901, d'apprendre qu'un clinicien de la valeur de M. Grasset, par exemple, est clérical. 0 la terrible folie 3! » Si le Libertaire se donnait la peine de parcourir l'histoire de la science, il aurait bien des raisons de s'affliger ; car il verrait que « la terrible folie » est extrêmement fréquente et précisément frappe à peu près tous les savants de grande envergure. Elle ne pouvait guère épargner Pasteur.

1. Van Tricht, dans Rev. Q. scient., 2* série, XXXIX (1897), 387. Cette réponse est citée un peu partout, mais nous n'avons pu en retrouver la source. Est-elle bien dans le style de Pasteur ??? Ou, comme tant de paroles « historiques », ne seraitelle pas un faux dans la forme, exprimant la vérité de fond?

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