‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 194 sur 201 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

De cette enquête et de ses résultats, une première conclusion se dégage, qui n'est même pas une conclusion, qui est, en termes nouveaux, l'expression pure et simple du même fait indéniable que nous venons d'établir : quand on affirme — et c'est ce qu'on fait tous les jours — qu'il faut choisir entre la science et la foi, que l'une est la négation de l'autre, et que les savants sont, avec, tout au plus, de rares et insignifiantes exceptions, des incroyants, on parle contre la vérité. Et à ceux qui nous mettent au défi de dresser un cata-

des hommes d'une raison supérieure et d'une érudition consommée » (Pariset, secret, perpét.de l'Acad. de Médecine dans Diction, de la conversation. Paris, M. Lévy, 2* édit., 1856, t. XI, p. 91).

logue de croyants qui fassent honneur à la science, nous avons le droit de faire la réponse de Pasteur à ses adversaires : « Si vous savez la question, que faites-vous de votre conscience? Et si vous ne la savez pas, de quoi vous mêlez-vous1 ? » C'est notre première conclusion.

La deuxième n'est pas moins évidente.

Dirons-nous que le fait constaté, — à savoir que les grands initiateurs de la science sont généralement religieux, — prouve à lui seul la vérité de la religion? Non. Le témoignage des théologiens qui ont étudié la religion, et celui des saints qui l'ont vécue, valent, à cet égard, beaucoup plus que celui des savants, pour la bonne raison que le témoignage vaut en proportion de la compétence des témoins, et que la science ne donne pas une compétence universelle.

Mais, si les savants, comme tels, ne sont pas spécialement qualifiés pour témoigner de la religion, ils le sont pour témoigner de la science et de l'esprit scientidque.

Or, il se trouve que les plus grands, ceux auxquels la science doit le plus, ceux qui l'ont faite, ont cru, presque tous, à la religion comme à la science : c'est donc qu'ils n'ont pas vu, dans la science, d'opposition irréductible. Mais s'ils n'en

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