‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 21 sur 201 · Cité par Flourens, Eloges, I · texte numérisé non relu

Cité par Flourens, Eloges, I

3. Extrait d'une lettre de Humbold à M. Arago, dans C. R. Acad. des Se., XXXVI (1853), 449.

4. Eue de Beaumont, dans C. R. Acad. des Se., XLIII (1856, n),

« quel que soit le jugement que l'on porte sur sa vie et sur son œuvre, on ne peut nier qu'il ne fût un des fondateurs de la Géologie l. »

En 1830, il fut désigné pour écrire un des huit traités scientifiques qui devaient être consacrés, d'après le testament du dernier comte de Bridgewater, à démontrer « la puissance, la sagesse et la bonté de Dieu, manifestées dans les œuvres de la création 2 ». 11 lui donna pour titre : La Géologie et la Minéralogie dans leurs rapports avec la théologie naturelle. En même temps qu'il y justifie le choix fait de lui au nom de la science, il y remplit admirablement les intentions du testateur en faveur de la foi. Il lui suffira, dit-il, dans la Préface, de laisser parler la Géologie pour démontrer « l'éternité et un grand nombre des attributs les plus élevés du Dieu Unique, Vivant et Vrai 3 ». Et, de fait, dans sa conclusion, il énumère les « attributs » qu'il a mis en évidence, et, montrant les géologues « parmi les témoins appelés à rendre hommage à la vérité des grandes doctrines de la théologie », il s'écrie : « La terre,

1. Mrs Gordon, The life and correspondent of W. Buckland. London. John Murray, 1894. Préface by \V. Boyd Dawkins, p. xn. C'est Buckland qui a fondé Y Association britannique pour l'avancement des sciences. 11 en fut le premier président après son organisation définitive, à Oxford, en 1832. (Voyez Gordon, Préface de Dawkins, p. x.)

2. C'est le Président de la Société Royale de Londres qui avait la mission de choisir les auteurs les mieux qualifiés au point de vue scientifique, et de leur distribuer, à titre d'encouragement, 8.000 livres sterling.

3. William Buckland, La Géologie et la Minéralogie dans leurs rapports avec la Théologie naturelle. Traduct.de L. Doyère. Paris, Crochard, 1838, I, Préface, p. xi.

jusque du plus bas de ses fondements, se joint aux chœurs des globes célestes qui roulent dans l'immensité de l'espace, pour proclamer la gloire et chanter les louanges du Dieu qui les créa *. i>

Plus tard, le prince Régent lui demanda de faire, chaque année, une série de conférences sur la Géologie : « Personne en Angleterre, disait sir Joseph Banks, n'était mieux qualifié 2 ». L'une de ces conférences fut publiée sous le titre de Vindicise geologicae, ou Les Rapports de la Géologie avec la Religion. « L'objet de cette publication est. de montrer que l'étude de la Géologie, bien loin de conduire à l'irréligion et à l'athéisme, tend au contraire à rendre évident qu'il n'y a pas d'opposition entre les œuvres et la parole de Dieu 3. »

Après sa mort, Richard Owen écrivait à sa veuve : « On n'entendra plus une parole comme la sienne. Seuls, ses auditeurs peuvent apprécier cette perte. C'était la plus géniale inspiration sans cesse renouvelée, chez ce révélateur (littéralement : Professeur, teacher), des œuvres de Dieu 4. »

Nous avons déjà salué dans Guvier le créateur et le chef d'une des grandes écoles géologiques; mais il faut ajouter ici que son nom, en géologie, est inséparable de celui d'Alexandre Brongniard (1770-1847), son ami et son collaborateur. De leur

1. Ibid., I, 510-525. Lo 2e volume est consacré aux planches et à leur explication.

2. Cité par Gordon, 23. Joseph Banks fut Président de la Socii'i'' Royale, Cuvier lui a consacré un de ses éloges {Recueil des Eloges, III, 49-92).

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